Quel Alsacien suis-je ? Wàs fer e Elsasser bin ich ?

Vous êtes candidats aux élections municipales ? Nous vous proposons un questionnaire qui vous permettra de vous auto-évaluer au sujet de votre engagement pour une Alsace nouvelle. L’ auto-évaluation des candidats aux élections municipales répond à plusieurs objectifs :

  • faire « entendre la voix » des « défenseurs »  d’une Alsace nouvelle.
  • Inscrire les idées régionalistes auprès du public le plus « politisé », en offrant une sélection de propositions « à la carte » susceptibles de constituer l’armature du futur projet pour l’Alsace  pour les échéances suivantes.

Trois options sont possibles :

  • les candidats aux municipales, têtes de listes ou « simples » conseillers répondent aux questions et s’auto-évaluent en ne rendant pas publiques  leurs réponses
  • les candidats nous transmettent leurs questionnaires renseignés à titre informatif 
  • Avec l’autorisation des candidats, les réponses peuvent être rendues publiques (sur le site)

Le questionnaire 

Je suis favorable pour :

1. Exprimer le soutien à la sortie de la future CeA du Grand Est et à l’obtention d’un statut adapté à l’histoire et à l’identité de l’Alsace (Collectivité à Statut Particulier).

2. Soumettre sans délai au vote du  « nouveau » Conseil municipal  une motion demandant la  sortie de l’Alsace du Grand Est et sa transformation en Collectivité à Statut Particulier et à l’adresser  au Préfet du Grand Est.

3. Exiger la mise en place de classes et de  filières d’enseignement bilingue français/allemand  dans le réseau scolaire local (primaire et secondaire) là où cela n’existe pas (encore).

4. Affirmer la place du dialecte alsacien   dans la vie publique  (plaques de rue, messages d’attente téléphonique, bilinguisme dans la communication, etc.)  et encourager sa transmission aux  jeunes générations.

5. Soutenir  « l’alsacianisation » (organisation des fédérations au niveau de la CeA) des mouvements professionnels, syndicaux et culturels/sportifs, en écrivant dans ce sens à leurs dirigeants locaux.

6. Valoriser les produits locaux dans les cantines scolaires, les maisons de retraite, etc., en favorisant ceux issus de l’agriculture biologique ou raisonnée (pour proposer des spécialités culinaires alsaciennes).                                         

Et pour ceux qui voudraient aller plus loin…

Je suis également favorable pour :

7.  Demander  l’instauration  d’un mode de scrutin semi-proportionnel à deux tours pour la CeA (deux vois pour chaque électeur).                                           

8. Revendiquer la création  d’une station de radio-télé publique alsacienne avec au moins 1/3 des programmes en langue régionale, y compris les émissions sportives et de jeunesse (dirigée par un Conseil d’administration représentant les collectivités locales et le mouvement associatif).                                                                     

9. Réclamer une politique alsacienne du patrimoine naturel et culturel (avec transfert à la CeA des forêts domaniales de l’Etat).                                        

10. Ecrire au président de la République  pour obtenir du Parlement l’attribution d’une compétence normative à la CeA afin de lui permettre l’adoption  d’un « Code des communes » alsacien (actualisation du droit local) avec élection du maire au suffrage universel direct.

11.Faire délibérer le Conseil municipal en faveur  de la fusion des départements comme administration d’Etat (avec l’implantation de la Préfecture de la CeA à Colmar).

Question subsidiaire :

12. Apporter son appui à l’organisation annuelle d’une « Journée de l’Alsace » dans une commune où se retrouveraient les représentants de la population et tous les citoyens voulant participer à la fête ? (date possible: week-end de la Pentecôte, qui est la « fête des langues »).

13. Approuver l’idée d’un référendum régional décidé par le Conseil de la CeA ou par pétition de 100 000 citoyens ? (sujet possible: le drapeau alsacien « rot-ùn-wiss).


Pour information, voici les idées que nous portons pour une Alsace Nouvelle. Pour nous contacter, vous pouvez remplir le formulaire de contact en bas de la page, ou par mail : perspectivesalsaciennes@gmail.com

Avenir Alsace 21 : IDEES


Les enquêtes d’opinion, mais surtout les débats entre les citoyens ( sur les réseaux sociaux et dans la « vraie vie ») ont montré les frustrations et les attentes de la population face à une situation politique insupportable depuis la fusion de la région Alsace au sein du Grand Est. La réforme de 2015 n’a été possible qu’en raison des échecs et des renoncements antérieurs, dont certains sont imputables aux élus, d’autres au système et les plus nombreux aux Alsaciens eux-mêmes, qui ont trop souvent renoncé à leur identité au coeur de l’Europe rhénane. Dans la perspective des prochaines échéances électorales, c’est ce déclin de l’Alsace, perçu comme inexorable et inéluctable, que nous voulons stopper net, avant d’entamer le chemin , long et ardu, qui doit nous conduire vers un avenir choisi et non imposé.

I comme… Initiative

Nous voulons créer une force politique régionaliste nouvelle, autonome par rapport aux partis « parisiens » et dégagée des mythes du passé. Nous pensons qu’il faut s’inspirer de l’Histoire, de toute notre Histoire (des Serments de Strasbourg à Albert Schweitzer et Pierre Pflimlin, en passant par le Bauernkrieg et l’époque du Reichsland Elsass-Lothringen), pour imaginer une Alsace plurielle et intégrée. Tous ceux qui aiment ce territoire ont vocation à prendre part à cet effort collectif, dans un esprit d’unité dans la diversité.

D comme… Démocratie

Nous voulons une Alsace démocratique, qui ne soit pas « sous la coupe » de l’Etat centralisé, mais pas non plus dirigée par des « clans » qui cooptent leurs membres en fonction d’intérêts particuliers ou idéologiques. Persuadés que La France doit rénover ses institutions dans un sens plus respectueux des identités et des volontés locales, nous affirmons notre attachement aux principes de subsidiarité et de proportionnalité, gages d’efficacité et de transparence. Nous ne voulons pas d’une hydrocéphalie métropolitaine, ni d’un émiettement administratif qui ferait la part belle aux divisions et aux rancoeurs. Nous demandons l’élection du Conseil départemental de la future Collectivité européenne d’Alsace selon un mode de scrutin qui permette vraiment aux Alsaciens de choisir les dirigeants de cette institution. C’est sur cette base que nous préparerons  la sortie du Grand Est, en partenariat avec la Lorraine et la Champagne-Ardennes, si elles souhaitent profiter de cette opportunité pour renaître.

E comme… Economie

Nous voulons une Alsace prospère, débarrassée du « cancer » du chômage et riche d’entreprises performantes. Nous pensons que le développement économique passe par les opportunités fantastiques offertes par son ancrage dans son bassin naturel, le Rhin supérieur, qui constitue la région la plus prospère d’Europe. L’enseignement et la formation sont les bases du bon fonctionnement de l’économie, et donc de la cohésion sociale. Des infrastructures adaptées (transport, énergie) et des mesures d’attractivité ciblées pour les investisseurs sont les gages de la modernité à l’ère du numérique et de la digitalisation. Cette économie sera « verte » et prendra en compte les impératifs écologiques et la protection de la Nature.

E comme… Europe

Nous voulons une Alsace « européenne », avec Strasbourg comme capitale du modèle démocratique et social européen, mais aussi ville de rencontre pour toutes les cultures du continent. Tirant profit  de sa géographie  et de sa culture alémanique, l’Alsace toute entière est un « laboratoire » de coopération et d’intégration transfrontalière. Notre région doit « retrouver » son dialecte et promouvoir son patrimoine linguistique germanique, mais aussi celui de ses « minorités » qui reflètent sa capacité d’accueil et de partage. Grâce à des compétences accrues, l’Alsace pourra être une vitrine et une référence pour la France, dont les institutions méritent une modernisation profonde pour répondre aux défis actuels. Nous croyons au fédéralisme européen pour bâtir une « souveraineté mutualisée » au bénéfice de la liberté de ses peuples et ses habitants.

S comme… Solidarité

Héritière de  l’humanisme de la Renaissance, l’Alsace est une terre de solidarité. Les villes de la Décapole et les paysans de 1525 ont laissé le souvenir d’une volonté commune de défendre ses droits légitimes (même s’ils n’ont pas toujours été respectés par les vainqueurs…). Compte-tenu de l’évolution démographique, la solidarité entre les générations doit être mieux organisée. Cette nécessité s’impose à tous les acteurs politiques, économiques et sociaux, qu’ils soient publics, caritatifs ou privés. De même, les collectivités territoriales ont la responsabilité de mieux coordonner leurs activités et leurs décisions pour éviter une concurrence stérile. La fiscalité doit encourager la responsabilité budgétaire, mais aussi prévoir des mesures de solidarité incitatives pour une gestion rigoureuse de l’impôt (en limitant l’endettement aux investissements productifs). Nous voulons rétablir la confiance des Alsaciens dans leur capacité à gérer leurs « propres » affaires, comme c’est le cas chez nos voisins allemands et suisses.

Nous invitons toutes celles et ceux qui sont prêts à donner de leur temps, de leur énergie et de leur enthousiasme pour l’Alsace à s’inscrire sur cette plateforme en laissant leurs coordonnées dans le formulaire ci-joint. Nous allons vous proposer très vite des formes d’actions concrètes afin de faire  émerger une Alsace Nouvelle.